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Tremblay Frédérick

Frédérick Tremblay

Réalisateur de films d'animation
Dessin animé, 2000

Argentine, Slovaquie, Chine, Norvège, États-Unis, France, Japon, Slovénie… Toutes les poupées ne pleurent pas, le plus récent film d’animation de Frédérick Tremblay, a fait le tour du globe, deux fois plutôt qu’une. Programmé dans une quarantaine de festivals et récipiendaire d’une vingtaine de prix, le court métrage du réalisateur de Québec a connu une longue et fructueuse vie dans les salles sombres.

Gagnant d’un prix Iris au Gala Québec Cinéma en 2018, ce diplômé du Service de la formation continue a entièrement confectionné son film de marionnettes à la main, image par image, dans un studio maison de Pohénégamook. Après avoir trotté pendant deux ans, Frédérick Tremblay est d’ailleurs retourné s’enfermer dans ce repaire reculé, sans téléphone ni connexion internet. C’est là, à l’abri du bruit, qu’il passera les prochains mois à rédiger le scénario et développer le visuel de sa prochaine œuvre.

L’artiste, qui se décrit comme un ermite, est sorti de sa réclusion, le temps de nous raconter les meilleures scènes de son parcours collégial.

Quel est le meilleur souvenir que tu conserves de ton passage au Cégep?
Le premier jour, quand je suis arrivé dans ma chambre aux résidences. C’était un sentiment nouveau. Je quittais la maison familiale. Je venais de terminer une année de travail à temps plein comme préposé pour payer mes études et j’étais enfin libre.

Quel type d’étudiant étais-tu?
Je crois que j’étais plutôt indépendant. J’étais surtout motivé quand on me laissait la liberté d’explorer sans trop de directives. 

Dans quel coin du Cégep avions-nous le plus de chances de te trouver?
J’aimais bien la vie aux résidences. En plus d’y habiter, le local de dessin animé, où la plupart des cours étaient donnés, s’y trouvait aussi. On ne s’ennuyait jamais aux résidences.

Quel enseignement te sert encore aujourd’hui?
À la fin de l’année, nous avions quelques semaines pour réaliser un court métrage d’animation en équipe. Un ami et moi avions choisi d’utiliser la technique du stop motion, qui consiste à animer des poupées, image par image. C’était un projet assez ambitieux pour le peu de temps et de moyens dont nous disposions et il a fallu jouer de débrouillardise. Tout ce que j’ai fait par la suite a découlé de cette expérience. 

Quelle importance a eu ton AEC sur ta carrière?
Je ne crois pas que je serais parvenu à réaliser des films d’animation si je n’avais pas suivi le cours en dessin animé. C’est vraiment mon film de fin d’études qui a tout déclenché. Faire un film d’animation de marionnettes sortait un peu du cadre du programme, et je me souviens que les professeurs et la direction avaient été d’un grand soutien dans l’organisation du projet. Avant de suivre le cours de dessin animé, je rêvais de faire des films d’animation, mais j’étais loin de réaliser tout le travail que ça impliquait. 

Quelle est ta plus grande fierté depuis ta sortie du Cégep?
Je suis bien heureux du parcours de mon dernier film. Il m’aura fallu 18 années avant de réussir une production qui me plait réellement. Enfin, je crois que je pourrai faire encore mieux, mais je serai toujours fier de le présenter. Sinon, je me considère chanceux de pouvoir voyager à l’étranger pour présenter mes films.