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Leblond Frédéric

Frédéric Leblond

Professeur et chercheur en génie physique
Sciences de la nature, 1992

Quand on l’invite à partager ses meilleurs souvenirs du Cégep, on s’attend à ce que Frédéric Leblond évoque une euphorie vécue derrière un microscope ou un examen passé haut la main. « Beaucoup de partys! » répond-il plutôt spontanément, dans un éclat de rire.

Si ce crack en imagerie optique est aujourd’hui considéré comme une sommité dans le domaine de la recherche sur le cancer, il n’a pas passé ses années collégiales le nez coincé dans la reliure de ses livres. « Mon côté social était très développé. J’étais aussi entraineur de badminton. Ça n’empêche pas que je travaillais fort pour réussir. Pour moi, le mot-clé était l’équilibre », raconte le Louperivois, qui a même pensé à aller étudier en littérature avant de s’inscrire en génie physique.

Il ne regrette pas son choix.

Pendant ses études de doctorat à l’Université McGill et de postdoctorat à l’Université de Chicago, il s’est intéressé à la théorie des cordes, l’une des bases de la cosmologie. « C’est fascinant de découvrir la structure fondamentale de l’univers, mais à un moment donné, j’ai eu envie d’avoir un impact plus concret sur le monde. »

Au sein d’une entreprise privée, puis dans les laboratoires du Darmouth College au New Hampshire, Frédéric Leblond a découvert l’imagerie médicale. Inventer des « gadgets » ultra-performants pour aider les médecins est devenu une mission pour le chercheur, qui est revenu au Québec pour travailler au Centre de recherche du CHUM et enseigner à Polytechnique. De la taille d’un stylo à bille, sa sonde capable de détecter les cellules cancéreuses a remporté le titre de la «Découverte de l’année» du magazine Québec Science en 2017.

« Je crée des instruments pratiques pour régler des problématiques cliniques très concrètes. Je pourrais inventer des trucs plus sexys, mais ça ne m’intéresse pas, soutient celui qui a fondé une compagnie vouée à la commercialisation de ses outils. Ayant toujours eu peur du sang, je n’aurais pas pu être médecin. J’ai trouvé une autre manière d’apporter ma contribution dans la lutte contre ce fléau qu’est le cancer. »

Profitant d’une année sabbatique, Frédéric Leblond réalise un stage dans les laboratoires de Yoshua Bengio, spécialiste mondial en intelligence artificielle, dans l’espoir d’apprendre à mieux exploiter la quantité astronomique de données que son équipe génère.  

Découvrir des technologies pour améliorer les diagnostics et les traitements, c’est maintenant ce qui lui donne envie de faire la fête.