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Lapointe Thomas

Thomas Lapointe

Psychologue
Sciences humaines, 2009

Tout de go, ce diplômé de 2009 en Sciences humaines déclare : « Le cégep, c’est la période de ma vie où j’ai fait le plus de choses. » Durant ses études collégiales, Thomas Lapointe percevait son cégep, le Cégep de Rivière-du-Loup, comme un milieu de vie : « dans le sens où, j’étais tout le temps là ! » Il l’avait totalement investi à un point tel que ses collègues se demandaient s’il possédait le don d’ubiquité : on pouvait le voir au gymnase (il jouait au badminton avec les Portageurs), au Carrefour (il était dans la ligue d’impro), à la bibliothèque (il organisait de petits groupes d’études amicaux) ou bien au local des Sciences humaines (il était président du conseil des Sciences humaines). Surtout, il se souvient d’avoir le souci d’entretenir de bonnes relations avec les enseignants pour que les cours soient dynamiques et interactifs : « J’ai toujours souhaité parler de la formation, des cours. […] J’ai été plusieurs fois discuter dans des réunions de professeurs [en tant que président du conseil] pour représenter les étudiants et aussi pour les motiver à s’investir dans leur programme. » Il a conservé cette forme d’engagement tout au long de son baccalauréat en psychologie à l’Université de Sherbrooke où (cela va de soi !) il jouait pour le Vert & Or et était délégué de programme.

Ainsi, lorsque Thomas Lapointe et sa collègue Sarah Blais-Lecours, tous deux diplômés au doctorat en psychologie à l’Université Laval, ouvrent le Centre de psychologie de la Cité, une clinique spécialisée dans le traitement des « traumas complexes » à l’été 2018, cet esprit de collaboration demeure. C’est entre autres en cela que cette clinique se démarque : « C’est un partenariat avec les professeurs qui nous ont formés durant notre doctorat pour créer un milieu clinique relativement attaché à l’Université Laval, mais quand même indépendant. »

Cette approche novatrice s’est construite dans la tête des deux collègues par l’entremise d’un intérêt pour la clientèle des « traumas complexes » et pour leurs besoins sur le plan des services spécialisés. Également, ils souhaitaient développer un milieu de travail à leur image, c’est-à-dire qui s’inscrit dans une approche de partage et de formation continue grâce à la participation de professionnels plus expérimentés et de plus jeunes en quête de perfectionnement.

Le jeune Dr Lapointe ne s’en cache pas; les patients ayant des « traumas complexes » – des individus qui développent des difficultés psychologiques (relationnelles, affectives et/ou comportementales) à la suite de traumatismes relationnels – représentent une clientèle difficile : « ça peut être à un certain point fatiguant, voire traumatisant, d’être constamment en contact avec des gens qui ont vécu des choses horribles ». C’est pourquoi le Centre de psychologie de la Cité offre des services pour les patients ainsi qu’une structure de discussion clinique et de supervision pour les professionnels qui interviennent aussi auprès de ce type de patients.

D’ailleurs, Thomas Lapointe rapporte que le succès de la clinique est plus important que prévu. L’équipe pense déjà à l’agrandissement des locaux et au développement de nouveaux volets de service.

À l’image de son parcours scolaire, Thomas Lapointe s’emploie à transformer son milieu de vie professionnel pour que celui-ci lui corresponde, mais essentiellement pour aider les autres autour de lui.