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Dumont Mario

Mario Dumont

Animateur, chroniqueur et ancien chef politique
Sciences de la nature, 1989

Mario Dumont fait partie des rares diplômés qui comptent six cours de philosophie à leur relevé de notes : en plus des quatre cours obligatoires, il a choisi de passer ses deux cours complémentaires en compagnie de Socrate et Aristote. « Ces cours ont contribué à la formation de mon esprit et au développement de ma logique, qui me servent maintenant tous les jours dans mon travail. »

Depuis dix ans, son travail est de commenter à chaud les soubresauts de l’actualité. Tous les jours, il analyse, met en question et réagit aux nouvelles dans l’émission qui porte son nom à LCN, dans les pages du Journal de Montréal et du Journal de Québec et sur les ondes de la radio QUB. Tous les jours, il doit donc échafauder, sur le moment, des discours argumentaires sur des sujets variés.

Déjà, au Cégep, cet élève brillant s’intéressait à tout. Alors qu’il organisait des conférences, s’engageait dans la radio étudiante et siégeait à l’association étudiante, il ignorait quel chemin il suivrait tellement le spectre de ses intérêts était large. « Contrairement à mes camarades en Sciences, qui se tenaient plutôt loin du Carrefour, j’y passais tous mes midis, à organiser toutes sortes d’affaires. J’étais chanceux. Je n’avais pas besoin de travailler comme un forcené pour avoir de pas pires notes. »

Des « pas pires notes »? Mario Dumont fait preuve d’humilité. Récipiendaire de la Médaille du gouverneur général, de la Bourse d’excellence et de celle du Département de philosophie, il avait l’embarras du choix pour poursuivre ses études. Membre de la Commission-Jeunesse du Parti libéral, il a choisi l’économie, « un domaine qui permet d’aborder plusieurs enjeux de société ».

 

Moins d’un an après la fin de son baccalauréat à l’Université Concordia, le Cacounois était élu, à 23 ans, député de Rivière-du-Loup à l’Assemblée nationale. Réélu cinq fois ensuite, il détient le record de longévité dans la circonscription. Durant la même période, de 1994 à 2008, il a dirigé le parti qu’il a contribué à mettre au monde, l’Action démocratique du Québec.

La plus grande fierté de ce fils d’agriculteur ne se trouve toutefois pas dans son CV. « Mes fiertés sont dans ma famille », avoue celui qui, à l’aube de la cinquantaine, pense à ralentir la cadence plutôt qu’à appuyer sur l’accélérateur. « La vie a été bonne pour moi. J’entre dans une période où j’ai envie de la remercier. »

Et quelle opinion porte le chroniqueur sur les Cégeps en général et notre Cégep en particulier? « Les bénéfices d’un Cégep sont toujours plus grands en région, où l’enjeu est de conserver une vie intellectuelle riche et des activités de recherche dynamiques. Ils servent également à garder les jeunes deux ans de plus dans leur milieu, dans l’espoir qu’ils ne partent pas ou qu’ils reviennent. Comme il n’existe rien de semblable ailleurs et qu’il s’agit d’une particularité québécoise, il faut redoubler d’ardeur pour les conserver et justifier leur existence. »