1969-2019 home
Dubé Marie-Hélène

Marie-Hélène Dubé

Enseignante en Techniques d’éducation en milieu carcéral
Sciences humaines, 1990

Le nom de Marie-Hélène Dubé vous est peut-être familier. Sinon, vous avez probablement entendu parler de la cause défendue par cette Louperivoise. Cette diplômée en Sciences humaines de la cohorte 1990 du Cégep de Rivière-du-Loup assure depuis 10 ans la gestion de la campagne nationale « 15 semaines, ce n’est pas assez ».

Marie-Hélène a entrepris cette campagne, rapidement devenue virale, après avoir affronté trois épisodes de cancer en cinq ans. L’objectif de la campagne vise à faire modifier les maigres 15 semaines de prestations de maladie de l’assurance-emploi, inchangées depuis leur instauration en 1971. Cette loi désuète plonge chaque année des dizaines de milliers de Canadiens dans la pauvreté et engendre de nombreuses injustices sociales.

Par ailleurs, si vous inscrivez le nom de Marie-Hélène Dubé dans la barre de recherche YouTube, vous y verrez bon nombre d’entrevues qu’elle a accordées à différents médias. En observant la liste impressionnante de son dossier de presse, on ne peut que se réjouir de la visibilité de son combat et des nombreux appuis qu’elle a obtenus.

Cette visibilité a sans doute à voir avec ce mélange d’aplomb, de simplicité et de clarté avec lequel Marie-Hélène s’exprime devant les médias. Cette aisance remonte à loin : « Ça a commencé pas mal au secondaire. En morale, on débattait sur l’avortement, sur plein d’affaires de même. J’ai toujours aimé ça. C’est surement au Cégep de Rivière-du-Loup que j’ai commencé à m’intéresser à des enjeux sociaux. Ça a assurément fait varier mes intérêts. » Elle se souvient de sa vie d’étudiante bien remplie en ajoutant avec jovialité avoir fait « beaucoup de social » à l’époque.

L’expressivité et la bonne humeur que dégage sa voix au téléphone contrastent avec le serrement au cœur que l’on peut ressentir lorsque l’on constate qu’elle doit encore mener sa campagne de front même après 10 ans, surtout quand on lit que tous les experts impliqués dans le dossier ont établi que le nombre de semaines de prestations devrait être amendé à 50 semaines afin de correspondre à la réalité des besoins d’aujourd’hui.

Ce qui peut soulager un peu notre désarroi, c’est que cette détentrice d’un baccalauréat en criminologie et d’un certificat en santé mentale de l’Université de Montréal a rencontré le premier ministre Justin Trudeau le 9 décembre dernier. Celui-ci a reconnu que l’engagement d’un barème de 26 semaines annoncé par son parti, lors de la dernière campagne électorale, est insuffisant et doit être revu. C’est signe que les choses avancent.

Vous pouvez offrir votre appui à Marie-Hélène Dubé et à sa cause en vous rendant à l’adresse 15semaines.ca. Marie-Hélène vous dit « Merci! » pour votre solidarité et votre participation.