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Dion-Viens Daphnée

Daphnée Dion-Viens

Journaliste
Sciences humaines, 1998

Depuis dix ans, Daphnée Dion-Viens couvre les réformes du système scolaire, rapporte les annonces ministérielles sur la maternelle, suit les dossiers de fermeture de classes et d’ouverture d’écoles-laboratoires, analyse les statistiques de décrochage et décortique les taux de réussite aux examens. Le monde de l’éducation passionne la journaliste, qui travaille au Journal de Québec depuis quatre ans.

Pendant ses études en Sciences humaines au Cégep de Rivière-du-Loup, la native de Saint-Joseph-de-Kamouraska était surtout passionnée… de ses études. Autant de la sociologie, de l’histoire et de la géographie que de la philosophie. « Je n’avais pas choisi les Sciences humaines par dépit, mais par intérêt. Les cours de philo ont certainement été la plus grande découverte de mes années collégiales. Ils donnaient lieu à des échanges vraiment stimulants. »

Après ses deux années louperivoises, Daphnée Dion-Viens est passée à l’ouest, vers la grande ville, pour étudier en communications à l’Université Concordia. « J’étais inscrite dans le profil télé. À cette époque, je souhaitais réaliser des documentaires. J’ai vite réalisé que le côté technique, ce n’était pas mon truc. »

À la faveur d’un stage en Afrique du Sud pour l’organisation non gouvernementale Alternatives, elle a découvert qu’elle pouvait raconter des histoires, sans une lourde caméra et une encombrante perche. Seulement avec un crayon et un papier.

En 2004, elle réalisait un stage d’été au quotidien Le Soleil, où elle a signé des articles pendant dix ans, avant d’être victime d’une vague de compressions en 2015. Le quotidien concurrent l’a vite rescapée, lui offrant même de reprendre son poste spécialisé en éducation. À son grand bonheur.

« L’éducation est un domaine qui conserve toujours sa pertinence, par son utilité sociale. C’est un domaine qui bouge tout le temps et intéresse tout le monde. Je ne manque jamais de sujets à couvrir, surtout avec le gouvernement actuel », soutient la journaliste, qui convient que le réseau collégial passe malheureusement trop souvent sous le radar. « Il est pris en sandwich entre le secondaire et l’université. En même temps, si on en parle moins, c’est probablement parce qu’il va bien! »